Ferrera revient sur son licenciement du Standard: « Ma relation avec la direction ? Inexistante »

L’ancien mentor des Rouches est toujours amer: « La direction s’est servie de certaines de mes décisions, pourtant logiques, pour expliquer mon départ. Je trouve ça petit. »

C’est à nos confrères du Het Laatste Nieuws que Yannick Ferrera s’est confié au sujet de son licenciement, prononcé le 6 septembre dernier. « On a beaucoup parlé et écrit au sujet de ma relation avec la direction. Mais en fait, elle était inexistante. Nous avions peu de contacts et je me concentrais sur mon travail. Si vous regardez les résultats, on peut essayer de comprendre mon licenciement. Mais j’avais espéré que cela se passe avec un peu de respect et de classe. »

Ferrera explique également que Bruno Venanzi lui avait assuré sa confiance en lui après la finale de la Coupe. Mais dès la reprise, début juin, le jeune entraîneur avait senti le vent tourner: « L’atmosphère était tellement tendue que je pensais voler à la porte dès les premiers entraînements. J’ai tout de même continué à travailler normalement jusqu’au bout. Finalement, un mardi, lors d’une réunion avec le président et Olivier Renard au sujet de la gestion de notre large noyau, ils m’ont annoncé ‘on ne va pas tourner autour du pot, on s’arrête là’. J’étais entré avec mon ordinateur portable, je suis ressorti avec un C4. »

Ce qui gène le plus Yannick Ferrera, ce sont les reproches qui lui ont été faits ensuite, souvent par médias interposés: « Je peux avancer 100 arguments pour réfuter les leurs. Les résultats m’ont été surfacturés mais ma gestion du staff et mon rapport au personnel ont été aussi mis en cause, tout comme ma gestion des joueurs. » L’ancien mentor rouche souffle ensuite un exemple pour se défendre: « Touré et Mbenza ne jouent pas plus depuis mon départ, tout comme Badibanga qui réclamait plus de temps de jeu. Dompé ? Je l’avais envoyé dans le noyau B après qu’il ait refusé d’écouter un membre du staff et qu’il lui ait tenu tête devant l’ensemble du groupe. Toutes ces décisions étaient logiques, mais la direction se sert de ces excuses pour expliquer mon départ. Je trouve ça petit ».

Concernant ses rapports controversés avec Daniel Van Buyten, Ferrera explique ceci: « J’ai essayé autant que possible de me servir de ses connaissances et d’écouter ses conseils, notamment pendant les séances d’entrainement. J’ai appris beaucoup de lui dans un premier temps, mais ensuite, après la défaite contre Gand (0-3), il ne m’a plus adressé la parole du jour au lendemain. »

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