« Ferrera ? On joue pour tout le monde : le coach, les supporters… »

On pouvait craindre le pire avant ce déplacement à Bruges dans un contexte qui n’était pas sans rappeler celui qui avait conduit au retentissant 7-1 de fin août 2015. Les Rouches ont affiché un visage diamétralement opposé à celui proposé trop souvent depuis le début de la saison.

L’arbitre Bart Vertenten vient de siffler la fin de la récréation. Corentin Fiore reste étendu sur la pelouse, avant qu’Eyong Enoh, altruiste, ne l’aide à se relever lorsque Yannick Ferrera, fidèle
à ses habitudes, ne s’adresse à ses joueurs dans le rond central. Et avant, image forte, qu’en tant de premier de cordée, l’entraîneur du Standard n’emmène ses joueurs remercier les supporters liégeois présents au Jan Breydelstadion.

Dans le clan liégeois, le sentiment général est pour le moins étonnant. Si, dans l’état de forme qui était le sien depuis le début de la saison, personne ne voyait l’équipe principautaire tenir en échec le champion en titre, sur ses terres qui plus est, le Standard a, dans le contexte du match, laissé échapper deux points précieux en Venise du Nord, en concédant dans les arrêts de jeu, un but sur lequel on n’a pas fini de polémiquer (voir en page suivante). Plus encore que de la déception, c’est donc de la frustration qui régnait dans le vestiaire rouche. « Je rentre et je suis décisif », lâche Junior Edmilson, auteur du but qui aurait dû permettre au Standard de signer un deuxième succès en cinq sorties.

« Nous n’avons pas lâché le coach. Si certains veulent se séparer de lui, cela ne vient pas des joueurs »

« Quel dommage que cela ne rapporte pas trois points ! Que c’est rageant ! Dompé et Dossevi ont réussi à amener le danger devant, tandis qu’on a été très solide défensivement… » S’il a confirmé qu’il avait toujours autant de mal à gérer son avance (il avait déjà mené au score lors de la Supercoupe face au même adversaire), mais aussi à contrer les ballons aériens (les deux Brugeois arrivent sur des centres de Vormer et Limbombe), le Standard a aussi montré qu’il était bien plus à l’aise lorsqu’il n’avait pas à faire le jeu et pouvait repartir en contre. C’est cela surtout, ajouté à un surplus de conviction, qui explique le visage relativement séduisant affiché hier par une équipe enfin à niveau. Bien plus que la volonté de se battre pour Yannick Ferrera… «On joue pour tout le monde », glisse Edmilson. « Pour l‘entraîneur, la direction, les supporters, pour le club ». Matthieu Dossevi embraie : « Ferrera ? Ce qui a été écrit sur sa situation avant ce match n’a pas changé grand chose.

On a toujours été derrière lui et on a toujours donné le maximum… » Le capitaine Adrien Trebel tenait le même discours (de circonstance) au sujet de son coach. «Après le coup de sifflet final, il nous a dit que nous n’avions aucun regret à avoir par rapport à notre prestation. Nous avons montré de l’envie, de l’abnégation. Seul le résultat n’est pas positif. On a vu un Standard
conquérant mais une victoire aurait été de nature à nous donner un vrai boost sur le plan mental. De notre côté, nous n’avons pas lâché le coach. Si certains veulent se séparer de lui, cela ne vient pas des joueurs. Il faut lui laisser le temps de travailler. » Alexander Scholz estimait que le Standard avait déjà montré une bonne mentalité, cette fameuse grinta, la semaine passée contre Charleroi. «Mon discours n’a pas changé : je n’ai jamais eu de doutes à l’égard du coach. À aucun moment, nous n’avons montré que nous n’étions plus derrière lui. »

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