Fai et Andrade livrés à eux-mêmes

Collins Fai et Darwin Andrade ont passé une sale soirée à l’ArenA d’Amsterdam : les ailiers de l’Ajax ont percuté sans relâche sur les flancs et ouvert des brèches dans lesquelles ils ont pu lancer idéalement leurs coéquipiers.

La technicité en mouvement (et même à l’arrêt…) des flancs offensifs de l’Ajax a activé une suprématie hollandaise qui s’est construite à travers une multiplication de passes courtes et en un temps : la redondance de ces actions initiées par Amin Younes et Bertrand Traoré a d’ailleurs permis aux Amstellodamois de faire (trop) rapidement craquer un Standard certes combatif mais fort inconsistant. C’est sur une percée dans l’axe de l’attaquant africain, suivie d’une passe en profondeur, que Kasper Dolberg est ainsi venu tromper Jean-François Gillet. Un schéma de jeu (archi-) répété par des Bataves qui se sont servis des espaces créés par leurs ailiers afin de construire leurs occasions dans un entrejeu souvent laissé à l’abandon par les médians centraux. Davy Klaassen, Lasse Schöne et Nemanja Gudelj ont investi les espaces libres dans les intervalles, se sont mués en point de relais et ont surgi de la deuxième ligne pour étirer l’arrière-garde rouche. Couper les lignes de transition était l’objectif tactique majeur du matricule liégeois, pourtant prévenu du style prôné par l’Ajax dans un 4-3-3 propice à la mobilité.

Enoh et Trebel ont « oublié » de couper les passes de transition dans l’axe

À l’image d’Eyong Enoh, coupable de plusieurs pertes de balle, et d’Adrien Trebel dont l’énergie et la disponibilité ont été égratignées par un placement défensif parfois hésitant, la ligne médiane du Standard a affiché des lacunes dans un système qui impose justement une justesse ininterrompue. Du moins, à ce niveau. La moindre faille a été mise à profit par des sociétaires d’une ArenA tout heureux de pouvoir déployer leurs qualités techniques. Et ce ne sont pas Collins Fai et Darwin Andrade qui diront le contraire, eux qui ont tant peiné dans leurs duels directs avec Amin Younes et Bertrand Traoré. Le back droit a même été contraint de faire une faute « nécessaire » pour empêcher l’Allemand d’origine libanaise de partir seul vers la cage de Jean-François Gillet à la 72e minute. Si le Camerounais a au moins été entreprenant sur le plan offensif, son homologue colombien a, lui, été très réservé dans son engagement vers l’avant. Pour leur… défense, notons tout de même qu’ils ont également été livrés à eux-mêmes et peu aidés par leurs équipiers. En Europa League, bien plus encore qu’en Jupiler Pro League, tout est question d’équilibre et de cohésion.

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