Enoh : « Fier d’avoir porté ce maillot »

Eyong Enoh a toujours conservé, avec l’Ajax, un lien affectif très fort. Il sera, jeudi dans une Amsterdam ArenA où il a joué durant cinq ans, de 2008 à 2013, le meilleur guide d’une équipe liégeoise qui entend jouer sa chance à fond.

S’il est un joueur du Standard pour qui le déplacement à l’Ajax sera teinté d’intenses émotions, c’est sans conteste d’Eyong Enoh dont il s’agit. C’est qu’à l’ombre de l’Amsterdam ArenA où il est resté durant cinq saisons, de 2008 à 2013, disputant au passage plus de 150 matches officiels sous le maillot ajacide, l’international camerounais sera en pays de connaissance. « C’était mon premier club en Europe », explique d’entrée de jeu le milieu récupérateur du Standard, qui venait alors du club sud-africain… d’Ajax Cape Town FC, affilié à l’Ajax Amsterdam. « Impossible d’oublier… ».

Impossible d’oublier également que son épouse Bernadette et ses cinq fils ont longtemps vécu dans la capitale néerlandaise, où ils étaient scolarisés, à charge pour le chef de famille, à peine débarqué à Sclessin, de mettre à profit ses moments de liberté pour effectuer les déplacements entre Liège et Amsterdam. Et c’est là aussi, à l’Ajax, que son fils Bashan (10 ans) a longtemps évolué. « Il joue aujourd’hui à Arsenal », dit-il. « Il sera bien meilleur que son père. Moi, je suis juste un footballeur normal, lui possède plus de qualités. C’est dans le club londonien qu’il va poursuivre sa formation… ».

« SUAREZ ÉTAIT PHÉNOMÉNAL »

De ses années Ajax, Eyong Enoh parlerait pendant des heures. De Toby Alderweireld, Jan Vertonghen et Luis Suarez notamment, aux côtés desquels il a évolué pour remporter, à l’arrivée, une Coupe des Pays-Bas (2010) et deux titres nationaux (2011 et 2012). « C’était, à l’époque, des jeunes en pleine phase de progression », ditil. « Suarez était notre meilleur élément. C’était aussi le capitaine de l’Ajax. Je me souviens qu’il a inscrit, en une saison, une quarantaine de buts à lui seul (NDLR : 49 exactement, toutes compétitions confondues, en 2009-2010 et 113 buts en 156 matches). On gagnait nos matches 6-0, ou 7-1. Suarez était phénoménal… » Lorsqu’il retourne à l’Ajax, Eyong Enoh est toujours accueilli comme une véritable star, avec tous les honneurs dus à son rang. Sous les ordres successifs de Marco van Basten, Martin Jol puis Frank de Boer, il a marqué, mine de rien, l’histoire du club néerlandais. « Je suis très fier d’avoir porté le maillot de ce club de grande tradition, mais là, je joue au Standard », confie-t-il. « Mon retour à l’Ajax est certes un peu particulier, mais c’est à forcer un résultat avec l’équipe liégeoise que je pense uniquement. »

« LES POUSSER AUX DUELS »

Alors que la direction du Standard n’était pas opposée, bien au contraire, au départ de l’international camerounais durant cet été, à douze mois de l’échéance de son contrat, Eyong Enoh s’est accroché et a facilement repoussé, jusqu’ici, la concurrence d’Ibrahima Cisse et Birama Touré pour imposer sa loi à la récupération. En élevant, à chaque sortie, son niveau de jeu, à l’image de son équipe. « On progresse », dit-il. « Le bilan de neuf points sur neuf signé en championnat est bien, mais tout est loin d’être parfait. Le Standard n’a pas encore évolué au niveau souhaité. Il doit apprendre à devenir plus constant. Dans le jeu, on n’est pas encore là… » À l’instar de l’Ajax qui, désormais placé sous la conduite de Peter Bosz, entame un nouveau cycle, avec l’objectif avoué de ramener à l’Amsterdam Arena un titre de champion des Pays-Bas qui, ces deux dernières années, s’est offert au PSV Eindhoven. « S’il a peut-être un peu perdu de son lustre d’antan, l’Ajax reste l’Ajax », prévient Enoh. « Les équipes passent, mais la philosophie de jeu reste. Et pour le moment, cela a l‘air de bien fonctionner. La jeune équipe de l’Ajax aime jouer au ballon, court beaucoup et crée énormément ». Et elle gagne, comme le prouve le succès décroché au Panathinaikos (1-2) lors de la 1re journée d’Europa League et les quatre victoires consécutives remportées en championnat (Go Ahead Eagles, Vitesse, Heracles Almelo et PEC Zwolle). « Ce rendezvous à l’Ajax est excitant, à tous les niveaux », lance Enoh. « Les supporters amstellodamois sont géniaux, autant que ceux du Standard, et bien en voix. J’espère qu’il y régnera une belle ambiance dans les tribunes. Et sur le terrain, le Standard aura un beau coup à jouer s’il parvient à opposer au jeu technique et rapide des Néerlandais des duels et du muscle. On va partir là avec l’ambition de l’emporter, sachant que sur la scène européenne, chaque point arraché à l’extérieur est hyper important… »

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