Jean-Luc Dompé raconte sa première de rêve avec le Standard

Pour sa première titularisation avec le Standard de Liège, Jean-Luc Dompé a brillé, avec un but et une passe décisive. Pour Foot Mercato, le milieu offensif français est revenu sur cette première réussie, ses ambitions avec les Rouches et ses envies d’équipe de France Espoirs.

Des débuts de rêve. Arrivé en janvier au Standard de Liège, Jean-Luc Dompé (20 ans) n’avait pas encore démarré de match avec les Rouches, contrarié par une blessure assez longue. Il n’a pas manqué sa première titularisation, en championnat, à Sclessin, face au Racing Genk (2-1, 29e journée de Jupiler League), s’offrant un but de la tête et une passe décisive du gauche. « Je suis content parce que ça faisait quasiment trois mois que j’étais sur le côté. Ça fait du bien de gagner, de marquer et de faire une passe décisive », a-t-il expliqué avant de poursuivre. « Je me suis bien senti. Ça faisait longtemps que je bossais avec tout le staff pour me remettre à niveau. Au fur et à mesure du match, j’ai perdu l’appréhension au niveau de ma blessure. J’avais une petite gêne mais on m’a dit de jouer dessus pour que ça parte. C’est ce qu’on a fait », a-t-il lancé.

Enthousiaste, le milieu offensif français a, grâce à sa prestation, permis aux Rouches de remonter au classement, à la sixième place, dernière position qualificative pour les Play-Offs 1, au cours desquels les meilleures formations de Belgique se disputeront les qualifications européennes pour la saison prochaine. « La victoire fait du bien. C’est un soulagement. Le Standard avait mal commencé la saison alors se qualifier pour les Play-offs 1, ça nous tient à cœur. Le coach nous a rappelé ça avant le match. On veut se qualifier et aller le plus loin possible », a-t-il assuré. Son coach, Yannick Ferrera, l’ancien Valenciennois, qui l’avait déjà côtoyé lors de la première partie de saison à Saint-Trond, le tient en haute estime. « Il est jeune, c’est un bon coach, il a envie d’apprendre, il puise auprès des personnes expérimentées qu’il y a ici pour apprendre. C’est un entraîneur ouvert, avec qui tu peux discuter », a-t-il avoué.

C’est aussi pour le rejoindre qu’il est venu à Liège cet hiver. « J’ai choisi le Standard cet hiver parce que je connaissais le coach et quelques joueurs comme Mathieu Dossevi et Sambou Yatabaré (parti depuis au Werder Brême). Quand Junior Edmilson, qui jouait avec moi à Saint-Trond, a signé ici, je me suis dit que ce serait pas mal, que n’aurai pas besoin de repartir de zéro », a-t-il raconté, rappelant également l’importance de Daniel Van Buyten, conseiller sportif de la direction du club, dans sa venue. « Il y a aussi eu l’appel de Van Buyten. C’est son appel qui m’a définitivement convaincu. Il a su me parler, me convaincre que c’était un bon projet. C’est quelqu’un d’important pour le groupe, il nous parle, à nous les plus jeunes notamment, il nous motive. Ce week-end, il est venu dans le vestiaire à la mi-temps pour nous rebooster », a conté le n° 10, un numéro qu’il connaît bien.

L’équipe de France Espoirs, un objectif affiché

« Le nº 10, je l’avais déjà à Saint-Trond. Je le voulais au Standard. Comme Momo Yattara est parti cet hiver (prêt à Angers), j’en ai profité pour le reprendre. Je ne le prends pas comme une pression, mais plus comme un défi. J’aime les défis », a-t-il lâché. Dans ce nouvel environnement, le jeune homme veut voir en grand après six bons mois à Saint-Trond (1 but et 2 passes décisives en 13 apparitions). « Ce fut une grande expérience, c’est un club qui m’a fait confiance, qui m’a très bien accueilli, qui m’a donné du temps de jeu. Il n’y avait que des jeunes donc c’était aussi très cool. C’était une super expérience de pouvoir découvrir un championnat étranger, la D1, une nouvelle culture, dans les meilleures des conditions », a-t-il indiqué avant de poursuivre.

« Au Standard, il y a de la qualité dans le groupe. On progresse énormément depuis quelques semaines. L’équipe est un peu plus expérimentée qu’à Saint-Trond. La D1, c’est vraiment un bon niveau. C’est plus ouvert, moins fermé qu’en France, surtout pour les joueurs offensifs », a-t-il déclaré. Désireux de prendre du plaisir, il ne pense pas trop à son avenir, lui qui s’est engagé avec le Standard jusqu’en juin 2019, et ce, même s’il est clairement conscient que de belles prestations en Jupiler League pourraient lui permettre d’aller voir plus haut, comme Michy Batshuayi (Olympique de Marseille), William Vainqueur (AS Roma), Mehdi Carcela (Benfica) et bien d’autres avant eux. « Je veux d’abord bien finir la saison. Je veux réaliser de belles choses avec le Standard et laisser une trace dans l’histoire du club et, ensuite, rejoindre un club encore plus huppé », a-t-il dit avant d’insister.

« Mais mon objectif, c’est d’abord de confirmer au Standard. Ensuite, on verra, avec le temps, quelles sont les possibilités », a confié celui qui a un petit faible pour la Premier League. Mais avant de goûter, peut-être aux joies du football anglais, le Tricolore, vainqueur du Tournoi de Toulon en 2015 avec les Bleuets, espère convaincre le staff des Espoirs de lui accorder une chance. « Il y a déjà beaucoup de joueurs de ma promotion qui sont montés avec les Espoirs. Je suis parti à l’étranger, je pense que ça a freiné les choses. J’y pense toujours. J’aimerais bien découvrir les Espoirs après la belle expérience vécue à Toulon l’an dernier. Ça reste dans un coin de ma tête, comme pour tout footballeur, c’est un honneur d’être appelé en sélection », a conclu celui qui suit toujours VA, son club formateur. Le message est passé. S’il poursuit sur sa lancée au Standard, il n’y a pas de raisons qu’il ne soit pas entendu !

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