Le deuxième départ du Standard

Auteur d’un maigre bilan de 6 points sur 15, le Standard veut afficher un nouveau visage lors de la visite de dimanche à Sclessin. Sur le banc, mais aussi sur le terrain.

C’est, quelque part, un deuxième départ en championnat que le Standard s’offrira dimanche soir, à la faveur de la venue de Genk à Sclessin. Comme la saison dernière à la même époque, à la différence près qu’Aleksandar Jankovic, toujours en pleine phase de découverte d’un noyau pléthorique que seul Tetteh a quitté pour rejoindre en prêt l’équipe tchèque du FC Slovacko, devra faire mieux que Yannick Ferrera qui, dans la foulée du licenciement de Slavo Muslin, avait signé un triste bilan d’un point sur quinze pour son entrée en matière.

L’UNION SACRÉE

Jankovic a insisté à plusieurs reprises sur ces termes, mardi lors de son intronisation : c’est d’abord « une mentalité exemplaire », comme il le dit, qu’il veut voir. En clair, une équipe qui ne lâche rien, généreuse dans l’effort et très collective. À l’image du staff technique qu’il dirige, aux côtés de techniciens (Eric Deflandre, Thierry Verjans, Philippe Vande Walle et Erik Roex) qui s’apprécient et ont envie d’avancer ensemble, dans une belle unité. Ce n’était pas le cas jusqu’ici : en refusant de déléguer et en refusant de s’appuyer sur ceux qu’il n’avait pas fait venir à Sclessin (Deflandre et Vande Walle), Ferrera avait divisé son staff. Difficile, dans ces conditions, de demander aux joueurs de faire valoir l’union sacrée… Un nouveau coach, un staff remanié, de nouvelles méthodes de travail et de nouveaux joueurs, six pour être précis, débarqués dans les dernières heures (et même un peu après…) du mercato estival : c’est un autre visage que va présenter le Standard. « On va se battre comme des morts de faim », promet Eyong Enoh. « Il nous faut battre Genk à la maison, pour pleinement nous rassurer mais aussi parce que cela permettrait d’intégrer plus facilement les nouveaux venus, tout en les mettant en confiance… » Reste la question essentielle : dans quel état physique sont Ishak Belfodil, Farès Balhouli, William Ribeiro Soares, Orlando Sa, Elderson Uwa Echiejilé et Wallyson Mallmann, censés amener de la concurrence et de la qualité à un effectif trop léger jusque-là ? Premier élément de réponse : si aucune des nouvelles recrues n’accuse un retard de condition inquiétant, tout est fait, à Sclessin, pour que les intéressés soient opérationnels le plus vite possible. C’est ainsi que ceux-ci ont eu droit jeudi et vendredi, en plus de la séance d’entraînement figurant au menu du jour, à un travail spécifique, sous la forme d’exercices de course dispensés par Eric Deflandre, l’un des deux adjoints d’Aleksander Jankovic, ou Erik Roex, le préparateur physique.

TEMPS D’ADAPTATION

« Ils ne sont pas tous au même niveau et on ne peut donc pas les lancer dans le grand bain ensemble, en même temps », explique le coach serbe. « Pas dans le sens où certains accusent un gros retard physique, mais par rapport à la connaissance de la compétition belge, qui est très particulière parce qu’elle offre de nombreux duels et requiert des qualités athlétiques spécifiques. On va donc leur donner un temps d’adaptation ». Concrètement, deux des six transferts de dernière minute devraient débuter la rencontre face à Genk, à savoir Belfodil, auteur d’une belle entrée en matière lors du match amical remporté vendredi dernier face à Marseille (il avait disputé la 2e mi-temps et inscrit le 3e but liégeois), et Soares, qui va profiter de la suspension de Scholz pour découvrir Sclessin. Et s’il est prévu que Balhouli prenne place sur le banc, les autres pourraient être envoyés lundi en Espoirs chercher les minutes de jeu et le rythme qui leur manquent à l’aube de mois de folie qui imposera aux Rouches de disputer 7 matches en 26 jours.

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