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Le mot de « Gerouche » : « SUPPORTERS ? »

Ou juste l’air de supporter….. Il y en a  décidément de toutes les sortes, chez nous comme ailleurs.

Et plus je découvre ce milieu très spécial, plus je me rends compte qu’il est difficile de réunir tous les avis, de faire, mieux encore, l’unanimité. C’est là chose totalement impossible.

Ainsi, il y a ceux qui, quelques soient les résultats, restent de marbre et dont l’amour de leurs couleurs est indéfectible.

Ceux-là vont toujours au stade, en toutes circonstances, chantent leur plaisir d’être présents, de boire une bière et de faire la fête, tout simplement. Ils sont là depuis des lustres, depuis qu’ils furent en âge d’aller au stade, et font partie des meubles. Plus que tout autre, ils sont sans doute l’âme du club.

Si vous en croisez un au détour d’un de ces multiples bars ou vendeurs juxtaposant le stade, tout de rouge vêtu des pieds à la tête, le verre à la main et  le sourire aux lèvres, vous l’aurez facilement reconnu.

Il y ceux, tout au contraire, qui ne sont jamais contents, toujours insatisfaits, qui cherchent invariablement la « faille », la petite remarque à laquelle personne n’avait pensé, histoire peut-être tout simplement de se faire remarquer, même quand tout va bien, que les résultats suivent…. Répondant un peu aussi au besoin de tout démolir, parfois.

Souvent en grande conversation, l’air soucieux et très sérieux, alliant le plus souvent le geste à la parole, il ne passe pas inaperçu, lui non plus.

Il y aussi les éternels optimistes, ceux-là même qui, lorsque leur club est au fond du trou, restent persuadés que leurs joueurs sont les meilleurs, qu’ils finiront par émerger et que leur équipe, comme chaque saison, finira par être championne. Ceux-là supportent difficilement la critique, critiques qu’ils considèrent presque comme une insulte, puisque l’état d’infériorité est un sentiment qui, chez eux, n’existe pas.

A contrario, on trouve les sempiternels pessimistes, qui doutent de tout, de notre statut de favori, voire peut-être aussi d’eux-mêmes avant tout. Ces derniers, quoi que représentant à mon sens une minorité, ont besoin d’être recadrés et plus encore rassurés, démonstration à l’appui.

Il y a, fort heureusement, les lucides, sont qui, dans l’adversité comme dans la victoire, tentent de garder les pieds sur terre, de faire la part des choses, sans jamais condamner à tort et à travers, tentant de comprendre et d’analyser la situation plutôt que de d’enterrer le lendemain ce qu’ils ont adoré la veille, et vice et versa. Plutôt discrets aux alentours du stade, ils se rassemblent autour d’une table, histoire de bien s’entourer de gens raisonnables, tout comme eux.

Enfin, il y a ceux qui partent en guerre, pour qui l’adversaire du jour est l’ennemi juré, celui qu’il leur faut terrasser à tout prix, et qui sont donc prêts à … y mettre le prix, quitte à tout casser, à insulter, à agresser, plus encore.

Ceux-là ne reculent devant rien et il vaut mieux les éviter si, d’aventure, le résultat n’est pas celui attendu.

Au vu de tout ceci, je me rends compte qu’il était malaisé, mais peut-être aussi courageux, d’oser prendre  la plume, de s’adresser à tout ce petit monde bien disparate, sans choquer les convictions et les idées des uns et des autres.

Le métier de journaliste, ou plus exactement de chroniqueur, même à son heure et sans la moindre prétention, s’avère en fin de compte bien plus complexe qu’il n’y parait de prime abord, condamné qu’ils sont à faire de l’équilibrisme tout en tentant de dire la vérité, ou du moins leur vérité, cette dernière n’apparaissant pas à tous de la même façon.

Tantôt accusés d’inventer des infos de toute pièce, d’autres fois montrés du doigt pour n’avoir apporté aucun élément nouveau si ce ne sont ceux que tout le monde a constaté, d’autres encore pour avoir osé dire ou écrire ce que la plupart pensent tout bas, ce métier est un métier à risque, assurément, et dont on ne mesure pas toujours bien la portée.

Dans ce contexte tendu, je peux comprendre que bien d’entre eux préfèrent conserver l’anonymat, car un seul mot, une seule phrase mal écrite ou prêtant à confusion peut déclencher l’ire de certains supporters, qui n’attendent que ça pour se déchaîner.

Dieu merci, je n’ai pas fait de cette profession mon métier, même si cela  ne m’aurait pas déplu. Mais il y avait et il y a encore tant de choses que j’aime ou aurais aimé faire, qu’on ne peut toucher à tout, au risque de se disperser.

Ecrire sur ce site me suffit amplement, et le plaisir de découvrir les commentaires des uns et des autres me confortent dans l’idée que nous sommes une grande famille, malgré nos convictions profondes, réunis que nous sommes autour d’un même sujet … «  le Standard ».

Certes, ce sont souvent les mêmes que l’on retrouve sur le site, les plus mordus aussi sans doute.

Les mêmes aussi qui seront tantôt devant leur petit écran, voire mieux encore du côté du stade de Deurne, pour les plus courageux, impatients de voir si les nôtres vont confirmer leur progrès ou, beaucoup moins drôle, de retomber dans leurs travers.

Personnellement, je ne sentais pas bien notre déplacement à Mouscron. Et pourtant …..

Dire le contraire à quelques heures du coup d’envoi face à une formation qui ressemble en bien des points à la nôtre, de par son histoire, son ancienneté, ses contours, ses couleurs, ses joueurs et ses dirigeants, quand il ne s’agit pas de ses supporters et de leur ferveur, serait sans doute téméraire, car notre hôte de ce soir est en forme, c’est une certitude, et l’une des grosses surprises de ce début de championnat. Mais bon, comme beaucoup d’autres formations ayant démarré pied au plancher, eux aussi finiront bien par craquer, dans leur antre ou ailleurs. De quoi changer et mettre la DONNE  AU FRIGO, puisque Mr BOLONI l’a lui-même dit « un monstre est en train de se réveiller », alors qu’à l’aube de l’hiver, le vieil ours en face pourrait penser à aller dormir, lui.

Voilà, je pense avoir introduit le sujet du jour, sans avoir fait du « copié collé », piège pas toujours facile à éviter, je dois bien l’avouer, surtout quand il n’y a rien d’autre ni aucune autre vérité à dire. Encore y a-t-il la manière de le dire ou de l’écrire.

Et ça, c’est propre à chacun. Ca au moins, on ne pourra pas nous l’enlever.

Bon match à vous tous ce soir, et …. Que le meilleur gagne, càd dire nous, lol.

Oups, je crois que je viens d’afficher la catégorie à laquelle j’appartiens !

Votre serviteur,   Gérouche

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