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Le mot de « Gerouche » : ET MAINTENANT, PLACE AU CLASSICO

Mais peut-être serais-je plus avisé, chers amis supporters, d’appeler cette rencontre, CLASSIQUE, oui, mais HAUT en couleur essentiellement, car pour le reste …. 

Ce soit disant choc, qui demeure certes pour les  rouges et les mauves, le rendez-vous à ne pas manquer, va avoir, cette année encore, je le crains, un goût de trop peu, tant la forme des deux équipes ne brille pas de mille feux, c’est un euphémisme.

Dire que par le passé, elle opposait certes deux styles bien différents, deux mentalités qui l’étaient tout autant, mais, surtout, était la vitrine de ce qui se faisait de mieux dans le microcosme footballistique Belge. On sera loin du compte, cette fois, mais après tout, qu’importe … Et gare au vaincu, qui risquerait de trainer encore les séquelles durant de longues semaines.

Hier soir, donc, et en guise de prélude,  histoire aussi de me mettre déjà dans l’ambiance, j’ai regardé avec une certaine curiosité la prestation des mauves face au Celtic,  espérant, je dois bien l’avouer, un revers du club Bruxellois, honte à moi !

Pourquoi une telle vindicte, une telle rancœur, face à ce qui reste malgré tout une phalange Belge censée redorer nos couleurs Nationales dans ce qui est devenu, non pas la Champions League, comme certains veulent nous le faire croire, mais ce que je qualifierais plutôt de JET SET LEAGUE, hélas, et dans laquelle les petites Nations comme la nôtre n’ont que peu de chances de pouvoir encore y briller, contrairement aux années 80, et devant se contenter aujourd’hui de jouer les « faire valoir » face aux ogres de cette compétition ?

Plus jeune, pourtant, même si ma passion était déjà teintée de rouge, je visionnais les rencontres des Bruxellois avec un certain plaisir, souhaitant ardemment leur victoire, du moins sur la scène Européenne. Cette semi ferveur a complètement disparu aujourd’hui, alors que l’âge de raison aurait dû, tout au contraire, accentuer la tendance en faveur d’une équipe Belge.

Les raisons de cette métamorphose ? Elles sont probablement multiples, à commencer peut-être par notre propre infortune, nos contre-performances, qui génèrent, qu’on le veuille ou non, une certaine forme de jalousie envers notre éternel rival Bruxellois, bien plus porteur de succés !

Une autre raison pourrait-être aussi l’arrogance,  pour ne pas dire la suffisance, du club de la Capitale, qui se targue de posséder la meilleure équipe, chaque saison, le plus beau palmarès, exact certes, mais très souvent bien aidés aussi.

Qui manifeste le plus souvent son désir de jouer dans une compétition plus à niveau, mais qui agit tout à contrario et est le premier à déposséder ses rivaux de leurs meilleurs éléments afin de poursuivre invariablement leur hégémonie sur le championnat. Personnellement, et même si j’aspire à voir le Standard un peu plus souvent champion que tous les 25 ans, l’essentiel, pour moi, n’est pas là, mais bien plutôt dans notre capacité à se mêler systématiquement à la lutte pour le titre, à produire plus encore du beau jeu, à créer du rêve, quoi. Voir notre club champion tous les ans me paraitrait particulièrement ennuyeux, mais je peux comprendre que tout le monde ne pense pas de même.

Je suis donc content quand une équipe comme Zulte, qui a failli et aurait dû rafler la mise, voici trois ans déjà je pense, vient contrarier les plans des « meilleurs », quand un club comme Gand remporte son premier titre tout en développant du beau football. Ces surprises donnent selon moi une bouffée d’air frais à une compétition qui en a un sacré besoin.

La troisième raison, et non des moindres, est leur position privilégiée dans toutes les instances fédérales, position qui fait de ce club un peu juge et partie, attisant encore davantage notre courou par rapport aux décisions parfois incompréhensibles et souvent à sens uniques, à notre encontre. Bref, vous l’aurez compris, je ne porte pas particulièrement ce club dans mon cœur car il ne m’attire que très peu de sympathie, c’est plus fort que moi, même si je respecte ses supporters, leur palmarès, mais ça s’arrête là.

Or, en revenant sur la rencontre d’hier soir, je dois bien reconnaitre que, pour une fois, mes vœux ont été exhaussés au-delà de ce que je pouvais imaginer, les mauves prenant une véritable gifle que, même moi, je n’aurais osé espérer, plongeant non seulement le club dans la torpeur, dans le doute, dans la crise, et cela la veille de notre classico !

Je revois encore les têtes des mauvais jours de HVH, de pataud Roger au teint couperosé, et plus encore celles de Téodor pas très chic, de Deschacht ! Rien qu’à voir ces deux-là, excusez-moi, mais j’en attrape des boutons !

Que pouvait t’on dès lors espérer de mieux comme contexte, même si notre sort et situation actuelle n’est guère plus enviable, trois jours avant le jour « J ».

Toutefois, je me permettrais d’apporter un bémol à ma « jouissance », tant la tête du pauvre Frutos faisait peine à voir.

Il est des cadeaux qui, tout au contraire, me semblent être des présents empoisonnés, et cet intérim, pour sûr, faisait partie de cette catégorie,  même si ça ne se refusait pas. Pas toujours facile, dans ce monde de faux frères, de se faire une place au soleil, n’est-ce pas Nicolas !

Il y a en effet fort à parier que sa tête, qui ne tenait déjà qu’à un fil, malgré la victoire à Beveren, victoire qui tenait du miracle Boeckx essentiellement bien plus qu’à  une prestation de haut vol, cette tête donc, va tomber dès aujourd’hui, sans même attendre l’échéance des 4 rencontres qui lui avait été allouée, classico compris donc, et qu’un certain Henk va être intronisé dans les heures qui suivent, opérant peut-être déjà dès dimanche. Ce ne serait pas étonnant, car, dans le milieu « footeux », la parole donnée n’a qu’une valeur très relative.

Sera-ce suffisant pour remettre les mauves sur les bons rails, sur la voie du succès ? J’en doute, même si le choc psychologique n’est jamais à dédaigner, mais l’ex coatch Gantois, comme tout autre, va lui aussi avoir besoin de temps avant d’inculquer un fond de jeu, un nouveau style, à son équipe. Ce n’est pas un magicien, la preuve avec la situation de son désormais ancien club. Pas sûr, du reste, que Van Haezebrouck réussisse à Anderlecht ! N’oublions pas qu’il avait été jeté de Genk  avant qu’il réussisse à Gand grâce à une période de préparation idyllique exempte de turbulences et au cours de laquelle il avait eu tout loisir de mettre les automatismes,  son système en place avec un noyau déjà éprouvé. Ce ne sera pas le cas cette fois, comme ce ne le fut pas davantage cette année à Gand avec les départs et autres arrivées, ceci expliquant sans doute cela, en partie.

Le Standard, en tous cas, est prévenu, et l’ambiance risque d’être chaude, comme toujours, dimanche soir, sur le coup de 18 heures, au parc à frites, face à une équipe revancharde ! Mais, comme pour nous aussi, le public Bruxellois pourrait tout aussi bien se retourner contre ses joueurs si le déroulement de la rencontre n’était pas celui attendu.

A nous, à nos joueurs, de saisir leur chance, de ne pas rater leur entame de match. Mais, pour cela, je leur ferai cette fois confiance, notre illustre opposant ne nécessitant pas la moindre motivation, celle-ci coulant de source.

Ce que je crains le plus, finalement, outre l’arbitrage, sera, plus que tout autre facteur, l’approche de notre entraîneur ! Je ne me fais par ailleurs aucune illusion, ce dernier reconduira son duo défensif dans l’entrejeu,  car le contraire me surprendrait vraiment, plus encore au vu du contexte du match.

Pire, Carlinhos  suspendu stupidement, ceci même s’il n’entrait pas dans les intentions de Sa Pinto de le faire reculer jusque- là, dans le jeu, nous  prive d’un créatif, voir le seul à vrai dire. Comment le portuguais va-t-il par ailleurs compenser son absence, très préjudiciable me semble t’il ? « That’s the question », comme diraient les Anglais ! Mais le retour d’Edmilson va peut-être apporter un élément de réponse, en espérant qu’il ne repositionne pas Mpoku dans l’axe….

Comme je l’ai écrit précédemment, pour ma part, je ferais glisser Fay sur le flan gauche de l’entrejeu, en opposition à Ndongala,  libérant ainsi la place de back droit pour Cavanda, et alignerait donc un trio central Mpoku, Agbo, Edmilson, puisqu’il faut considérer que l’animation ou plus exactement la disposition sur le terrain restera inchangée. Cette façon de faire dédoublerait au moins les flans au lieu de dédoubler la récupération !

La suite dimanche, au stade ou devant notre petit écran, avec …. Le couteau entre les dents ! Le reste est entre les mains du destin, plus encore dans celle des acteurs.

Votre serviteur,   Gérouche

Commentaires

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6 thoughts on “Le mot de « Gerouche » : ET MAINTENANT, PLACE AU CLASSICO

  1. On l’ a encore constaté hier soir, quand l’arbitre n’est pas belge, c’est une autre chanson pour les mauves.
    Il n’y a pas de révolution à attendre dans la composition de RSP, espérons seulement que l’arbitrage soit à la hauteur! Comme toi, j’espère que Pocognoli sera sur le banc mais j’en doute.

  2. Pourquoi espérer que pocognoli soit sur le banc ce n ´est certainement pas le moment d’activer auprès des supporters une tête de turc parmi les joueurs on pourrait dire La même chose de Fai ndongola bokadi
    Chacun son’avis mais il faut mette dans ce genre de match de l expérience et d’ailleurs lors du match contre lokeren. Poco montait en puissance plusieurs débordements on a vu ce que cela a donné avec sholtz vindicte populaire et depuis plus aucune apparition.Heureusement Sa pinto est le seul responsable de Sa sélection Et tout le reste n est que littérature
    Pour conclure un seul mot de ordre tout ensemble jusque dimanche 20 h et on tirera les conclusions

  3. Petite mise au point : Pocco, on l’aime bien, y a pas de discussion là-dessus. Mais l’homme vieillit, c’est comme ça, et je pense qu’il éprouve des difficultés à défendre et, en plus, à remonter sa ligne ! Donc, de deux choses l’une, me semble t’il, mais ce n’est jamais qu’une idée parmi d’autres. Soit il se cantonne dans sa mission défensive, par exemple, avec Fay devant, soit on le fait jouer un cran plus haut, afin de distiller ses centres, et un autre se charge de la couverture !
    Mais comme tu dis, Rouchpol, seul Sa Pinto détient les clefs, quoiqu’on en dise, et on ne mettra pas « le brun » pour autant.

  4. Poco 30 ans un moment il faut arrêter si l’équipe tourne poco sera un des moteurs que dire de fai mal positionné aucune passe ni centre n arrive 80% de déchet ds sholtz est mis en difficulté c est parce que fai est toujours à la ramasse alors mevdire qu il vieillit et faire un pantacaisse sur lui c est nul’

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