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Le mot de « Gerouche » : Côté pile, côté face

Chers amis supporters,

Je cherchais un titre pour ce « classico » wallon, mais, sincèrement désolé, c’est le seul qui m’est venu à l’esprit au terme de la rencontre ! Que dis-je, au terme de la soirée, plus exactement.

En effet, je dirais que, côté face, le derby tant attendu et plus encore appréhendé par tous, s’est soldé par UNE VICTOIRE. Victoire pour les deux camps, ce qui est rare, victoire pour l’image de la Wallonie, pour le sport, qui n’a cette fois pas été ternie par des débordements dans les gradins mais bien au contraire par une atmosphère plutôt bon enfant, une rencontre de football devant avant tout rester une grande fête.

Certes, je n’étais pas au stade cette fois, retenu par d’autres obligations, mais bien installé devant mon petit écran, ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier l’ambiance, la montée de tension avant le coup d’envoi, la mienne croissant de pair à l’approche de l’heure fatidique et grignotant nerveusement tout ce qui se trouvait à portée de main, ou dans le frigo.

Pas un seul jet de fumigène, pas de signes d’animosité entre les deux camps aussi ridicules que mal placés, bref, de ce côté, rien que du positif à retenir. Félicitations donc aux vrais supporters présents dans les gradins.

Côté pile, hélas, ce fut LA DEFAITE, et il aura encore fallu que quelques « énergumènes » qui n’ont rien à faire dans un stade, qui ne peuvent encore moins s’afficher comme des supporters dignes de ce nom, se distinguent de la plus mauvaise des façons, une fois la  rencontre terminée. Qu’ils soient « rouches » ou « zébrés », ces individus devraient être à jamais interdits de stade, mais encore faut t’il qu’ils s’y soient vraiment rendus, ce qui reste à prouver. Car, comme de mon jeune temps où certains « casseurs » s’immissaient dans les soirées dansantes avec la seule intention de tout briser sur leur passage, de provoquer pour générer des bagarres dignes de la rue, ces « hooligans » du football ne sont là que pour se battre, quelles que soient les adversaires ou l’endroit, qu’ils soient de n’importe quel camp. Ils  constituent un véritable cancer, maladie qu’il nous faut éradiquer, même si la chose est tout sauf aisée, tant il est peu évident d’identifier à l’avance ces empêcheurs de fêter en rond.

Finalement, et quelle que soit l’époque, les problèmes restent les mêmes, il s’agit plus d’un phénomène de société où certains ne trouvent leur place et leur utilité qu’au travers d’agissements censés les mettre au devant de la scène, mais quelle scène ! Triste spectacle, vraiment, et honte à eux ! Rideaux …..

Cela étant dit, place au sport, place à mon analyse, pertinente ou non, pour autant qu’elle puisse être de mise ou considérée comme tel, n’étant moi-même qu’un amateur parmi tant d’autres et n’ayant aucune prétention autre que celle de lancer les débats entre nous.

Certains pensent, au terme de cette rencontre, qu’on peut être déçu de ne pas avoir empoché les trois points, points qui nous auraient été bien nécessaires pour reprendre confiance, pour aller de l’avant.

Et il est vrai que, si une des deux équipes auraient mérité de l’emporter, c’était bien la nôtre, ce dimanche, à l’issue du temps réglementaire, ceci même si les occasions ne furent guère nombreuses et le jeu développé très moyen. Rien que ce  constat doit être une première satisfaction, après les deux énormes désillusions et prestations indignes de notre équipe, qui ne laissaient rien augurer de bon pour le futur.

Certes, notre jeu n’était pas des plus « lèché »,  et ressemblait même, par moment, à un football « hourra », voir du sauve qui peut, quand il s’agissait de repartir vers l’avant, à l’image de tous ces longs ballons balancés vers notre attaquant, ceci sans doute plus par crainte de trop se découvrir en accompagnant les actions.

Mais on ne pourra pas reprocher à nos joueurs de ne pas s’être, cette fois, mouillé le maillot, comme on dit.

Je dirais même que, au-delà de la victoire qui nous a encore échappé, notre plus grande satisfaction est d’avoir pu garder le zéro derrière, pour la première fois de la saison.

La raison selon moi ? L’absence de Scholtz, donc  la présence de Luyndama, qui a certes, par deux fois, fait preuve de nonchalance, mais qui a, la plupart du temps, fait preuve d’une bien belle assurance et plus encore, d’une vitesse indispensable dans une défense devant jouer plus haut pour accompagner la progression du noyau vers l’avant. Du costaud, vraiment.

Et voilà bien, au demeurant, l’invraisemblable contradiction de cette évidence, me semble t’il.

Notre défense, jusqu’ici constituée par deux éléments considérés parmi les meilleurs de notre compétition, cette défense, donc, n’a jamais donné pleinement satisfaction. Un comble, vraiment. Mais, en y regardant de plus près, sans doute s’agit t’il plus d’une erreur de casting au départ, qui doit servir de leçon à nos recruteurs.

En effet, la preuve est ainsi faite qu’il ne suffit pas toujours de recruter ce qui semble le meilleur sur le marché, ailleurs, mais d’analyser plus en profondeur, de voir surtout s’il y a complémentarité ou pas entre les joueurs. Scholtz, comme Kozanovic, faisaient ainsi étalage de bien des qualités dans leur club respectif, mais c’était aussi perdre de vue qu’ils jouaient dans des équipes ne devant pas nécessairement faire le jeu, aller de l’avant, et pour qui les prises de risques et les retours vers l’arrière n’étaient pas ce qu’on leur demandait, le plus souvent.

Il est peut-être trop tôt pour tirer des conclusions définitives, mais, honnêtement, ce Luyindama m’a bien plu et ne demande qu’une chose, une confirmation.

Autre gros motif de satisfaction, un voir deux crans plus haut : Carlinhos ! Voilà à coup sûr quelqu’un qui a du foot dans les pieds, mais aussi et surtout des idées, de l’improvisation et de l’imagination dans son jeu, autant d’atouts qui pourraient nous être bien utiles à l’avenir, pour autant que, tout comme pour Belfodil et Dossevi, cette belle promesse ne reste pas sans lendemain.

Ce qui m’emmène à reconsidérer les choix tactiques de Sa Pinto, si pas au coup d’envoi, du moins en seconde mi-temps. En effet, je n’ai toujours pas compris pourquoi notre coatch a persisté jusqu’à la fin à l’aligner aux côtés de Cop, ou plutôt juste derrière, alors qu’à mon sens, sa présence nous aurait été bien plus utile à la place, soit de Agbo, soit de Bokadi, pour assurer une meilleure relance et transmission vers les lignes avants, laissant  par la même occasion Emond prendre place devant aux côtés du nouvel attaquant laissé bien seul et sans le moindre repaire !

Si nous voulions l’emporter, je pense que c’était « la chose » à faire, mais il n’en fut rien, hélas.

Il ne suffisait pas à SA Pinto d’afficher sa détermination le long de la ligne de touche, mais bien plutôt d’agir concrètement. Sans doute la peur de perdre l’a emporté sur l’envie de gagner ! C’est la seule explication plausible que j’ai pu trouver face à ce manque de clairvoyance, ou cet excès de frilosité.

Pour le reste, le jeune Djenepo m’a bien plu, lui aussi, tout comme l’abattage de Mpoku, qui ne s’est pas épargné.

L’espoir de jours meilleurs est donc bel et bien là, même si je crois qu’il va falloir encore et toujours nous montrer patient. Paris ne s’est pas fait en un jour, et, pour construire ou reconstruire, comme c’est le cas chez nous, il faut partir de l’arrière, de la base. La consolidation de notre défense est un premier objectif à atteindre, après quoi l’entraineur pourra penser à la construction s’appuyant enfin sur une bonne relance, à l’image de ces Krolos, qui ne sont pas spécialement impressionnants dans leurs actions, mais qui s’appuie depuis longtemps sur une organisation et une assise défensive sans faille, qui reste la clef du succés.

Enfin, seulement, quand tout ceci sera bien en place, sans doute pourrons-nous empiler les buts plus facilement qu’à l’heure actuelle, mais il ne faut certainement pas brûler les étapes, au risque de nous voir replongés aussi vite dans nos difficultés.

Laissons donc à Sa Pinto le temps de travailler enfin dans la continuité, dans la tranquilité, sans trop lui mettre la pression, et les résultats viendront tout seul. C’est en tout cas mon intime conviction, et elle me suffit pour l’heure à entretenir ma passion pour nos couleurs et pour la suite de la saison.

Gérouche

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One thought on “Le mot de « Gerouche » : Côté pile, côté face

  1. On a gardé le 0 derrière parce que cette fois-ci Agbo et Bokadi ont fait les fautes nécessaires (et carton) lors de leur pertes de balles ce qui n’avait pas été le cas contre Zulte et Bruges avec les conséquences pour le malheureux Scholz. Luyindama a fait une partie solide mais il a aussi eu la chance (contrairement à Scholz) que ce soit Pollet qui hérite de l’occasion et pas un joueur adroit. Il ne faut pas oublier les clean sheets réalisés l’an dernier avec Scholz en défense. D’accord pour les qualités de Carlinhos et Cop m’a également bien plu mais ce ne sont pas des buteurs mais des soutiens d’attaque, Sa est notre seul buteur, il faudra qu’il évite les cartons et qu’il retrouve vite son efficacité pour nous tirer vers le haut. Poco et Fai avaient des consignes de prudence mais comme Sébastien l’a dit, sa place doit être plus souvent dans le camp adverse en soutien de Polo.

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