Cette fois, le Standard ne boude pas l’Europe

À un but rapide de Dossevi, les Galiciens ont répondu par Rossi. Après treize minutes d’un match intense, le score était déjà fixé.

« Tout donner », ce sont sans doute les deux mots que la presse va le plus entendre cette saison de la part d’Aleksandar Jankovic. Mais visiblement, ce message passe bien dans le vestiaire. En quelques jours à peine, ce Standard-là s’est métamorphosé. L’équipe moribonde d’il y a quelques semaines encore a laissé sa place à une formation combative, altruiste et pressant l’adversaire au maximum tout en se créant quelques occasions. Bref, ce que le public liégeois entend voir chaque semaine.

L’équipe moribonde d’il y a quelques semaines a laissé sa place à une formation combative, altruiste, pressant l’adversaire et qui se crée des occasions

Encore faut-il pouvoir concrétiser ses possibilités de but… Et c’est sans doute ce qui a manqué, jeudi soir, notamment en fin de première période pour Raman, à ce Standard qui entendait démontrer l’histoire n’est pas un éternel recommencement. Le 29 août 2006, Johan Boskamp était limogé et Michel Preud’homme enfilait son bleu de travail pour le remplacer. Après un premier succès en championnat contre le Lierse, son équipe s’inclinait, à domicile, sur la scène européenne face au… Celta Vigo. Dix ans plus tard, Aleksandar Jankovic a suivi à moitié le même parcours. Après avoir pris la succession de Yannick Ferrera et avoir remporté son premier match en division 1A contre Genk, il n’a pas vu, lui, sa formation subir la loi des mêmes Galiciens. En entamant son parcours en Europa League censé le réconcilier avec les compétitions continentales depuis le désamour provoqué par l’époque Luzon, le club principautaire était bien conscient d’avoir hérité d’un groupe relevé comprenant également l’Ajax et le Panathinaikos. Néanmoins, Olivier Renard, le directeur sportif, ne voulait pas que ses joueurs se présentent en victimes consentantes partant du principe qu’avec la bonne mentalité et un peu de réussite, son équipe pourrait tenter sa chance sur la route de la qualification. Mais pour cela, il valait mieux ne pas commencer par une défaite, à domicile, devant des travées remplies à moitié puisqu’il n’y avait à peine que 10.723 spectateurs !

Même s’il avait proclamé que son noyau pléthorique de 33 joueurs allait lui donner l’opportunité d’opérer quelques tournantes, le coach serbe n’avait apporté que trois retouches à un onze de base qui lui avait donné satisfaction dans l’envie et l’intensité contre Genk : Edmilson, Scholz et Elderson remplaçaient Dompé (blessé), Soares (blessé) et Andrade (même pas repris dans le noyau élargi de 20 joueurs). De quoi booster une équipe rapidement mise sur orbite grâce à un solo de Dossevi, heureux bénéficiaire d’une passe dans l’axe de Costas. Mais cadeau pour cadeau, Gillet rendait la pareille dix minutes plus tard en étant incapable de repousser un envoi lointain de Rossi qui, il est vrai, n’avait été gêné par personne… Le Standard aura besoin d’un bon quart d’heure pour se remettre de cette égalisation.

Après ses deux prestations contre Genk et le Celta Vigo, le club principautaire s’est réconcilié avec ses supporters

Celle-ci digérée, il reprenait la possession de balle à son compte. Et avec un Raman plus efficace, il aurait pu mener à la pause face à des Galiciens dont l’équipe avait été remaniée à 50 % par rapport à la défaite contre l’Atlético Madrid. Si la seconde période fut tout aussi équilibrée, aucune des deux formations ne faisait la différence, le Standard ne se créant plus réellement d’occasions. Bien entendu, un succès liégeois aurait été bien accueilli. Il n’empêche qu’après ses deux prestations contre Genk et le Celta Vigo, le club principautaire s’est réconcilié avec ses supporters. Et, jeudi soir, avec l’Europe.

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