Anderlecht, Bruges, Standard: Les solutions de Leekens pour gérer la crise

La crise couve de plus en plus au sein de trois des plus grands clubs belges. Le Standard est avant dernier, Bruges a perdu 4 fois en 10 matches de championnat.

Et le Sporting d’Anderlecht a perdu contre Quarabag avant de perdre 2 points contre Malines hier soir. Vous ajoutez 3 penaltys ratés, et vous devinerez que le climat n’est plus très serein. Que faut- il faire ? Eby Brouzakis en a parlé avec Georges Leekens, ex-entraîneur de Bruges et d’Anderlecht notamment, auteur de 2 livres sur la gestion de la crise dans un club de foot.

D’abord un conseil sur le botté des penaltys: « Quand tu frappes un penalty contre un gardien qui a beaucoup d’expérience, tu dois tirer fort et dans le filet latéral. »

A Anderlecht, les penaltys ratés incarnent un malaise plus profond. Le Sporting manque de confiance. Cela se traduit par une multitude d’occasions ratées à chaque match. Que faire?: « Libérer la tête. Faire d’autres choses, découvrir d’autres sports. Et puis une bonne réunion. » En clair, profiter de la trêve liée à l’équipe nationale pour faire du team building.

A Bruges le problème se situe à plusieurs niveaux. Le poste de gardien pose question. « La perte de Ryan est une grande perte. Il rassurait sa défense » avance Georges Leekens.

Ensuite, le problème est mental. Conséquence, de nombreux joueurs ne sont plus à niveau. : « Il y a beaucoup de travail à faire aussi sur le plan mental. Récupérer Vazquez…On met trop de pression sur Vanaken. Pourtant le problème ne concerne pas un seul joueur. Ils sont plusieurs à ne pas être à niveau à Bruges. »

Le Standard est avant-dernier. L’arrivée de Yannick Ferrera ne se traduit pas par un renouveau. « Je ne crois pas au choc psychologique. Ce sont les joueurs qui sont sur le terrain. »

Georges Leekens propose alors ceci comme solution: « On se met ensemble. On fait des petits groupes . Des vieux avec des jeunes ou des étrangers par exemple… Chacun doit parler de tout. J’ai déjà fait cela. Chaque groupe est venu avec des solutions. Chacun avait retrouvé la confiance. » En clair, tant à Bruges, qu’à Anderlecht ou encore au Standard, le talent existe, c’est la confiance qui fait défaut.

 

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