Aleksandar Jankovic : « On méritait de prendre un point »

L’entraîneur serbe du Standard a préféré retenir le positif de cette courte victoire, n’oubliant pas qu’un match important attend ses troupes dans trois jours.

Qu’avez-vous pensé de la rencontre ?

Le sentiment qui règne dans le vestiaire, c’est la déception. Un peu de fierté quand même d’avoir affronté un monument comme l’Ajax avec une mentalité positive et l’envie de gagner. On a connu un bon premier quart d’heure en contrôlant le tempo du match en faisant descendre Enoh pratiquement comme troisième défenseur pour soulager la pression. On a connu des difficultés à la relance avec une pression sur Scholz mais on a su gérer cela. Puis, on a connu une période de flottement , cela les a mis en confiance. On a encaissé un but sur un ballon perdu dans l’axe, c’est la réalité du top niveau. Après, on a bien réagi en deuxième mi-temps en la jouant avec beaucoup d’autorité, avec l’envie de gagner le match, ce qui n’est pas évident contre une équipe qui a des ailiers et des attaquants très rapides et efficaces en reconversion. Il fallait attaquer avec beaucoup d’intelligence et de vigilance. On n’a rien donné en deuxième mi-temps. Et on a eu des occasions qu’on n’a pas pu concrétiser. Si on avait pris un point, cela n’aurait pas été. On continue car dans trois jours, on a un match important et, à partir de demain matin, on se focalise complètement sur Anderlecht.

«On a eu nos moments, comme contre Vigo mais on n’a pas su les exploiter. Avec cette mentalité, la chance va arriver »

Est-ce une défaite encourageante ou trouvez-vous que ce match met en lumière toutes les lacunes du Standard ?

On n’est jamais satisfait après une défaite ! Même à l’extérieur. Je n’ai pas caché nos ambitions avant la rencontre : on venait ici pour gagner et je pense qu’on l’a fait. C’est encourageant de voir que les joueurs commencent à y croire et qu’on joue avec autorité, même en déplacement. Le pas qu’il nous reste à faire, c’est de ne pas effectuer la différence entre les matches à domicile et ceux en déplacement, y compris face aux grands. On a eu nos moments, comme contre Vigo, mais on n’a pas su les exploiter. Mais si on continue avec une telle mentalité, en respectant le plan de jeu, on va finir par provoquer ce brin de chance.

À la mi-temps, avez-vous dû remettre les choses au point ?

On ne peut pas dire que le plan de départ n’a pas été suivi. Simplement, le placement des deux attaquants n’était pas idéal. Ils étaient trop excentrés et cela facilitait la relance de l’Ajax. Mais ce n’est pas évident de défendre face à une équipe qui a une relance très propre et variée. Il faut casser les lignes. Cela demande beaucoup d’énergie et de générosité. On a su le faire. Je n’ai donc rien dû dire sur la mentalité. C’était juste une question de réglages. Il fallait pousser Traoré davantage sur sa ligne, ce qu’on a réussi à faire en deuxième mi-temps. Mais ce n’est pas évident de garder le même tempo et la même énergie face à une équipe de cette qualité.

Vous avez été gêné par la vitesse de l’Ajax. Contrer une équipe rapide, est-ce encore un point sur lequel vous allez devoir travailler ?

Si vous cassez la verticalité, il n’y a pas de vitesse !

Est-ce que la victoire de Vigo change vos plans ?

Non, nous allons jouer contre le Panathinaikos pour gagner. Avec un point sur six, nous n’avons pas d’autre choix, de toute façon. Nous devons gagner, au moins à domicile !

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