Avec Aleksandar Jankovic à la barre, les Liégeois ont retrouvé l’envie de jouer

Grinta, solidité défensive et arguments offensifs sont les ingrédients qui permettent à Jankovic de réconcilier son équipe avec ses fans.

À Sclessin, la révolution est en marche. Depuis l’arrivée d’Aleksandar Jankovic, les sourires mettent en valeur de nombreux visages. En peu de temps et en trois matches, l’entraîneur serbe a transfiguré une équipe et ses joueurs. La sérénité a retrouvé le chemin de l’Académie et le vestiaire commence à faire le plein de confiance. Petit à petit, la direction liégeoise est en train de gagner son pari. Et le nom de Yannick Ferrera n’est déjà plus qu’un souvenir. D’autant que lui non plus ne doit plus reconnaître ceux qu’il a dirigés l’espace d’un an. Alors, que retenir de ce début de règne ?

L’envie. Un nouveau coach, cela redistribue les cartes. Tout le monde peut entrevoir la possibilité d’être pris en considération au moment où l’entraîneur élabore son onze de base. Alors, autant montrer qu’on en veut. Et c’est le changement le plus criant : les joueurs ont envie de jouer, de se mettre en évidence et de gagner. Trebel, comme Dossevi et Enoh, est le symbole de cette métamorphose. Même s’il est également libéré par la fin du mercato, il est évident que le changement d’entraîneur lui a fait le plus grand bien. Mais pas seulement à lui. « Ce n’est certainement pas une attaque à l’égard de Yannick Ferrera car tout le monde connaît nos liens, mais le nouveau coach a amené plus de motivation dans le groupe, plus de grinta, soutient Edmilson. Nous sommes tous à l’écoute de son message. On forme désormais un bloc compact et cela part des deux attaquants. » Jankovic ne disait rien d’autre malgré le partage contre Vigo, jeudi en ouverture de la campagne européenne. « Quand on affiche une telle mentalité et qu’on dépense autant d’énergie, on ne peut pas être déçu. Qui plus est, quand des joueurs sollicitent leur remplacement, cela démontre aussi qu’ils ont du respect pour le groupe. »

Cisse : « Comme il le faisait à Malines, il parle à tous les joueurs, sans distinction, ce qui n’était pas le cas de son prédécesseur »

Pas de révolution. Jankovic n’a pas tout chamboulé. Si Goreux est sans doute le grand perdant de son arrivée, il a repris le système déjà en vigueur sous son prédécesseur mais en l’améliorant. Et les effets se font ressentir sur le plan défensif puisque, en 270 minutes, les Liégeois n’ont pris qu’un but et n’ont concédé que quatre occasions réelles à Genk, Vigo et Lokeren. Offensivement, et cela Ferrera n’a pas pu en profiter, l’apport de Belfodil est indéniable. Désormais, le talent offensif des Rouches ne repose plus sur le seul Dossevi.

La tournante ? Pour l’instant, Jankovic gère un noyau de 33 joueurs. En 3 matches, il a utilisé 16 titulaires. Seuls Kosanovic, Samy Mmaee, Miya, Bahlouli, Wallyson, Emond et Yattara n’ont pas encore été repris dans les noyaux élargis confectionnés avant les rencontres, auxquels il faut ajouter ceux qui n’ont pas encore été inscrits sur les feuilles de match (Vits et Arslanagic). « Chacun est conscient qu’il doit travailler pour être prêt s’il doit monter au jeu, explique Raman. Chacun se sent concerné car le moment viendra pour tous puisque nous avons 30 bons joueurs dans cet effectif. » Et cela repose sur une saine communication. « Jankovic utilise la même méthode qu’à Malines, dit Cisse. S’il aime qu’on joue au ballon, c’est avant tout la mentalité qui prime. Et il ne fait aucune différence entre les joueurs avec qui il est plus communicatif que Ferrera en essayant de les motiver. Et en parlant avec tout le monde, ce qui n’était pas le cas de son prédécesseur. »

Séduire les supporters. Pour vivre tranquille au Standard et pouvoir travailler en paix, il faut évidemment des résultats, mais surtout des joueurs qui mouillent leur maillot. Jankovic a visiblement bien transmis le message à son groupe puisque c’est le cas depuis son arrivée. Et dans ces conditions, les supporters sont de nouveau derrière leur équipe. L’opération séduction a parfaitement fonctionné et les banderoles sur le manque d’ambition de la direction ont été remisées au placard pour y attendre la prochaine crise.

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