Adrien Trebel: « Je veux le titre avec le Standard ! »

Traits caractéristiques : son poil roux, son pied gauche et son brassard rouche. Protégé de Ferrera, Adrien Trebel retrouve paradoxalement son niveau sous Jankovic.

Le capitaine du Standard admire Iniesta, révèle ses génomes… noirs et ne nie pas son désir de partir voir plus haut. Même s’il veut d’abord offrir un championnat à ce Liège qu’il adore. Adrien Trebel passe  » Sur le Gril d’Erik Libois « .

Un véritable virus. Le Nantais est un vrai fada de foot : «  Je mange foot, je dors foot, dès que j’ouvre la télé c’est pour voir du foot, je joue à la console aussi. Dès la sortie, je me suis acheté FIFA 17. Je joue contre Belfodil, moi j’ai Manchester United, lui il a pris le Bayern. Ça fait des matches serrés, il a une victoire d’avance, mais je vais revenir.  » Et dans son équipe, Trebel n’a pas sélectionné… Trebel :  » Je n’ai pas encore eu le temps de voir mon personnage, mais des supporters m’envoient des vidéos quand ils me font marquer des buts.  »

Marquer : un rayon où il doit encore progresser.  » L’année passée, j’avais la guigne : j’ai touché 8 fois la latte. C’est ce que je dois améliorer : être plus décisif et surtout plus constant.  » Son pied droit ne le déçoit pas trop :  » A priori il ne me sert qu’à monter dans le bus. Mais il n’est pas trop mal : Belfodil a mis une semaine pour deviner si j’étais gaucher ou droitier !  »

Question passion du foot, il pouvait difficilement tomber mieux qu’à Sclessin :  » Ce public est plus chaud que celui de Marseille, on a vraiment envie de tout donner pour lui. Je cours comme un chien sur le terrain, c’est sans doute pour ça qu’il m’a adopté si vite.  »

Le maître Andrès

En arrivant à Liège, Trebel a dû adapter sa palette.  » À Nantes, depuis tout petit, on joue la possession de balle et on combine en une touche. C’est le modèle nantais, inspiré de Barcelone. Je vénère d’ailleurs Iniesta, c’est un extra-terrestre : sa manière de contrôler, d’accélérer, de s’orienter, il élimine si facilement qu’on dirait qu’il n’a personne devant lui.  »

Parti en conflit avec son club de cœur, Trebel ne se fait plus d’illusions sur le milieu :  » J’ai vite compris que seul comptait le business, ce n’est pas un monde de Bisounours. Il faut signer avec tel ou tel agent pour avoir un contrat, même si moi j’ai fait 6 mois de noyau B à Nantes car je refusais de me coucher. Et j’ai fini par gagner mon procès.  »

C’est le monde du foot, avec ses mœurs si particulières.  » Dans un club, il n’y a que les murs qui restent. Les joueurs, eux, vont et viennent. Moi je rêve d’Allemagne et d’Espagne, le cas de Belfodil prouve que même un transfert aux Emirats ne vous enterre pas pour autant.  » De fait, Trebel a failli signer à Al Jazeera cet été : «  Je pouvais tripler mon salaire mais je n’ai pas voulu aller au bras de fer : le Standard m’avait promis un bon de sortie après 2 ans, je partirai en fin de saison.  »

Pompier de service

Marqué par le divorce de ses parents à l’âge de 7 ans, le Nantais aurait bien fait… pompier s’il n’y avait eu le foot.  » J’ai toujours eu ce souci d’aider les gens. Je prends très à cœur mon rôle de capitaine, je le suis d’ailleurs depuis les équipes d’âge : je négocie les primes avec la direction, je discute pour les retraites. À mes yeux, chacun est sur le même pied, qu’il ait 18 ou 30 ans. C’est William Vainqueur qui m’a appris ça dès mon 1er entraînement à Nantes :  » mets le pied, chacun a le droit de prendre sa place « , qu’il me disait. Je m’entends aussi comme un frère avec Mehdi Carcela, on s’appelle quasi chaque jour car on est les mêmes : pas de prise de tête, juste le désir d’aimer la vie.  »

Protégé de Ferrera avec Dossevi, Trebel a connu une très mauvaise entame de saison :  » Je revenais de blessure, j’avais du mal à retrouver mon niveau. Mais je ne me suis jamais caché, je suis le premier à dire quand je ne suis pas bon. Jankovic insiste sur la rigueur et l’exigence. J’ai besoin de quelqu’un pour me pousser, c’est un grand motivateur.  »

En début de saison, le Président Venanzi a ouvertement parlé de top 3… et même de viser le titre.  » Je ne me mets pas la pression mais je le dis et je le répète : je veux offrir le titre au Standard avant de m’en aller.  »

Mais Trebel s’est aussi fait chauffer les oreilles quand, comme Dossevi, il a relayé le fameux tweet d’Ivan Santini, résumant le Standard à un club davantage centré sur le business que sur les trophées.  » Il faut nous comprendre. J’ai vu tout le monde partir : Bia, Mpoku, De Camargo, Ezekiel, Batshuayi, Ciman. Après, on nous demande de jouer le titre alors qu’il faut tout rebâtir. La mayonnaise ne prend pas en un jour, mais cette année on a de nouveau un groupe de bons mecs.  »

Quarteron

Fils de Réunionnais, notre rouquin a du sang… noir :  » Mon père est métis, mon frère et ma sœur aussi. J’aurais pu naître noir, c’est le cas de mon neveu… qui est aussi roux ! Au vestiaire, on me dit d’ailleurs que je suis black car je rigole comme eux et on écoute la même musique.  »

Et ce sens de la fête, il le retrouve chez les Liégeois.  » Ca me change des Parisiens, toujours speedés : ici, les gens vous sourient et vous aident. J’ai aussi découvert les lacquemants et les boulets sauce lapin. J’aime bien… même si ce n’est pas le régime sportif idéal (rires).  »

Et de terminer sur ce rêve de titre rouche.  » On ne devra pas compter sur la chance, seul le travail paie. Et il paie toujours : j’en ai eu la preuve avec mes galères à Nantes. Je n’ai pas renoncé, et voyez où je suis.  » Avant de faire le grand saut ?

 » Sur le Gril « , un rendez-vous hebdomadaire d’Erik Libois à retrouver sur Vivacité le vendredi soir à 20h10, le samedi soir à 22h10 et le dimanche vers 16h30. Et le lundi en télé dans La Tribune.

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