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« À Anderlecht, les joueurs vont à la salle. Au Standard, on jouait aux cartes ! »

Adrien Trebel revient pour la première fois en long et en large sur ses années en rouche, ses différents clashs et le respect qu’il voue à Anderlecht. Extraits.

Adrien Trebel à propos…

…de Roland Duchâtelet : « À la fin de ma première saison, j’avais déjà un accord avec Roland Duchatelet qui m’avait dit : Toi, je te vends. Il avait été clair, il ne passait pas par quatre chemins, c’est un businessman, un président qui savait gérer son club, qui avait une puissance financière. Qui pouvait penser qu’il allait faire revenir Carcela ? Sous Duchâtelet, je trouvais que le club était bien géré, c’était un gros club.  »

…de son passage à Anderlecht : « Je suis passé chez l’ennemi, c’est évident que je vais être mal reçu à Sclessin mais j’ai toujours tout donné pour ce club. Faut pas oublier que j’ai joué diminué pendant un an. Je demandais aux médecins s’il ne fallait pas finir par m’opérer. Ils m’ont toujours répondu que l’on n’opérait pas une pubalgie et, au final, ils ont eu raison. Je peux comprendre les personnes qui critiquent mon choix mais est-ce que ces mêmes personnes ne feraient pas la même chose si elles recevaient une promotion ? En six mois, j’ai gagné deux titres (le championnat et la Supercoupe de Belgique, ndlr).  »

…de son passage avorté à Gand : « Si j’avais signé à Gand, c’eût été pour Hein Vanhaezebrouck, pour sa personnalité et son système de jeu. Et si j’avais voulu privilégier l’argent, j’aurais signé à Gand qui me proposait plus qu’Anderlecht. Pourquoi Anderlecht finalement ? Car Anderlecht en Belgique, ça ne refuse pas. Le club était deuxième quand j’ai signé mais j’avais le pressentiment qu’il terminerait champion.  »

…de la différence de niveau entre Anderlecht et le Standard : « C’était abusé. À l’entraînement, ça allait à 4000 à l’heure. Pas de faute technique, c’était propre. Je me rappelle que le premier jour où je suis arrivé dans le vestiaire, j’étais seul. J’ai demandé aux assistants où les joueurs se trouvaient, on m’a répondu qu’ils étaient tous à la salle. Presque chaque matin, les joueurs sont à la salle alors que ce n’est pas une obligation. Au Standard, on jouait aux cartes. »

…de René Weiler : « Il va au bout de ses idées et personne ne lui fera changer d’avis. Aujourd’hui, tous les coaches qui réussissent ont leur propre personnalité. Et Weiler a une vraie personnalité. Je l’avais eu au téléphone avant que je ne signe. Il m’avait clairement dit qu’il avait deux jeunes joueurs à qui il avait laissé les clefs du jeu mais qu’il n’avait personne dans mon profil, quelqu’un qui sait ratisser. En signant, je savais où je mettais les pieds. »

Par Thomas Bricmont et Alain Eliasy

Retrouvez l’intégralité de l’interview d’Adrien Trebel dans votre Sport/Foot Magazine

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